Le Trocadéro est un théâtre belge situé à Liège. C'est le plus parisien des cabarets liégeois. C’est  aussi  le dernier théâtre de Wallonie à proposer le concept de revue, ce genre théâtral bien connu qui associe la musique, la danse et les sketches,  joyeuses satires des mœurs de notre époque.

Les revues ont bâti sa réputation et son succès mais le Trocadéro accueille aussi chaque année des comédiens, des humoristes et des concerts de qualité. Un défi toujours renouvelé pour ce théâtre privé qui fonctionne sans le moindre subside public.

Surnommée la bonbonnière de la rue Lulay, la salle est entièrement décorée de velours rouge et de peinture à la feuille d'or. Le Trocadéro est un véritable théâtre à l'italienne en miniature. Il peut cependant accueillir près de 650 spectateurs. Le théâtre a la particularité de se situer en plein centre de la Cité ardente.

Par arrêté ministériel du 16 février 2009, certaines parties de ce théâtre ont été classées, à savoir la façade à rue à l’exception du rez-de-chaussée, la totalité des toitures y compris la charpente métallique (qui fut créée par Eiffel !) et la salle de spectacle à l’exception des sièges.

Historique

La salle de L'Eden-Strasbourg

Le premier établissement ouvert sur les lieux de l’actuel  Trocadéro  s’appelait le Strass ou plus exactement l’Eden-Strasbourg. D’abord café-concert, il deviendra music-hall, avec à sa tête un Verviétois nommé Cerfont. Mais le célèbre Meuron, l’auteur des « Cramignons liégeois », présidera également à sa destinée.

Il connait quelques épisodes malheureux. Une danseuse y sera tuée par un officier jaloux et, peu de temps après, les étudiants mettront
le café à sac, en guise de représailles, parce qu’un des leurs y avait été battu.

En 1897, on y présente  la revue « Liège-Express » de Jean Bury.

 

Dans une publication,  « Li Spritche », datant de 1898, on retrouve le sixain publicitaire suivant :

A Strass, èl rowe Lulay                  
                                                        Au Strass, rue Lulay

On s’distrêye, on s’y plait       
                                                        On s’y distrait, on s’y plaît

S’on vout passer s’dimègne,   
                                                        Si l’on veut passer un dimanche

Sins s’plainde èt sins fér l’hègne
                                                        Sans se plaindre et sans faire la grimace

Qu’on court èl rowe Lulay
                                                        Que l’on coure dans la rue Lulay

A Strass, là wisse qu’on s’plait
                                                        Au strass, là où l’on s’amuse.

 

 

 

Le Théâtre de la Renaissance

Le 1er février 1903, le directeur du théâtre royal du Gymnase (devenu le Théâtre de Liège), Jean Florent Van Michel, achète l’immeuble pour en faire une salle de spectacle. Ce sera la Renaissance.
Les journaux de l’époque révèlent que Caroline Otero y joue Rêve d’Opium, la pièce qu’elle a créée à Paris.

Des spectacles de revue sont également présentés tels que Mam’zelle Sourire, La Brigande, Rose Pompom,  La Manolita,  La Noce de Grivolet

Un comédien du théâtre du Gymnase, Préval, promu directeur, exploitera aussi le répertoire des salles en vogue à Paris et engagera des artistes de renom comme Armand Beauval, René Vermandèle, Jane Oryan ou Jane Dyt...

Se produiront également en intermède : Mayol, Biscot, Fragson, Paulette Darty, Sahary, Dranen, René Raoul, Dalbretet et Yvette Guilbert, l'inoubliable interprète de « Madame Arthur ».

 

En 1910, le prix des places était de 4 francs pour l’avant-scène, de 3 francs aux baignoires, 2 aux fauteuils et 1,5 franc au balcon. Ces prix étaient majorés le week-end. Quant aux consommations, il y en avait pour toutes les bourses. Le café était à 0,25 franc, le porto et le  whisky coûtaient respectivement  0,40 et 0,50 franc. Et pour une bouteille de champagne, il  fallait débourser de 8 à 10 francs!

La Renaissance va littéralement sombrer à l’aube de la guerre 14-18, après la fuite de l’impresario de « La Belle de New York », une revue qui ruinera le directeur Préval, obligé de fermer boutique.
Préval deviendra par la suite le directeur des Tournées Baret.

Mais en 1915, le théâtre prend un nouvel essor, grâce à la famille Roos. Le père et le fils achètent l’immeuble le 27 septembre 1917. Une véritable gageure pour ces nouveaux directeurs qui décident, en pleine guerre, de jouer tous les jours de la semaine alors qu’auparavant les représentations n’étaient que bihebdomadaires. C’est à cette époque que La Renaissance devient le Trocadéro.

Pourquoi Trocadéro?

Aucune raison valable n’explique le choix de ce nom surtout quand on sait que le terme ‘‘ Trocadéro désigne... un fort de la baie de Cadix, pris par l'armée française en 1823. Le terme a été donné également au palais oriental construit par Davioud et Bourdet pour l'exposition universelle de 1878 mais qui sera démoli en 1937 et remplacé par l'actuel palais de Chaillot abritant les musées de l'Homme, de la Marine, des Monuments français et du Cinéma. Allez trouver le lien avec le théâtre de la rue Lulay…

 

La pièce d'ouverture de ce nouveau théâtre  est une autre énigme. Certains assurent que ce fut ‘‘ Les novés ritches ‘‘ de Léopold Broka mais Michel Duchâteau penche plutôt pour la reprise de ‘‘Cusin Bébert’‘ de Joseph Duysenx avec, par ordre de l'occupant allemand, un Bébert en civil, ainsi que tous ses compagnons soldats.

 

Le directeur artistique du Théâtre était Léopold Broka. L'Orchestre était dirigé par Tart et la troupe réunissait Waltère Brasseur, Fernand Halleux, Joseph Loos, Guillaume Loncin, puis son fils Maurice, Jean Coune, Gaston Prescha, Hubert Baar, Pierre Roussiau, Joseph Roussar (créateur de ‘‘ Cuzin Bébert) EmUe Collard, André Galler, Philippe Defays, Marcelet, Jean Parlon, Hubert Ledent, Jean Lurkin, Pierre Halleux, Gérard Delhaxe, Mela Demeuse, Henriette Brenu, Andrien Dehousse, Mayane Monty, Paula Merly, Maria Jonlet et Blanche Duckers.

 

Bien d'autres s'ajouteront à cette liste: Jacques Ronveaux, Jean Sauvenier, Léon Adam, Florette Thirian, Jeanne Daubray, Louise Renkin, Germaine Broka, Martine Begon, Françoise Jamar, Laurence Dubois, Ninette Delva, Alphonse Nollomont, Jean Loos, Julien Pirson, Léopold Lejeune, Charles Desneux, Edouard Delva.

 

 

L'incendie de 1926

En mai 1926, suite à une vengeance de l’électricien du théâtre, la salle va brûler complètement et la troupe pourra compter sur l’hospitalité du Gymnase. Quatre mois plus tard, le théâtre est reconstruit et la réouverture a lieu en octobre 1926.

 

Les opérettes bilingues

Le 30 septembre 1929, l’ASBL Ciné-Théâtre-Trocadéro achète l’immeuble à la famille Roos. La direction est confiée à Emile Lhoest.

 

Sous sa direction, en 1933, débutent les opérettes bilingues qui seront des succès fulgurants :

Dans cette dernière opérette, Lambert Lemaire imagine le personnage de Titine créé par Henriette Brenu, personnage qu’elle va conserver par la suite dans les revues tout au long de sa brillante carrière au Trocadéro. Une carrière exceptionnelle tant par sa qualité que par sa longévité : plus de septante ans!

Faisaient alors partie de la troupe Simone Ledent, Hubert Ledent, Maurice Loncin, Jean Penon, Jean Loos, Jean Coune, Pierre Roussiau, Philippe Defays, Maria Jonlet, Mayanne, Monti alias Mme Julémont, Yvonne Rézy, Henriette Brenu, André Galler, Jacques Ronveaux, Jeanne Hompert et Ariette Biemaux. Le régisseur était Jean Loos.

 

La plupart  de ces comédiens participeront au gala du  dimanche 22 novembre 1931, avec la pièce ’’Deux Ornes ‘‘ de Théo Bauduin et Michel Duchatto , en présence du Prince Léopold, futur Léopold III et de la princesse Astrid, son épouse.

 

Le 25 novembre 1949,  aura lieu une nouvelle vente du Théâtre, acquis cette fois par MM Pierre et Jacques Ecuyer Begasse de Dhaem, industriels liégeois.

 

Ces différents changements de propriétaires n’empêcheront pas les comédiens de jouer, les auteurs de créer et les nouveaux talents de naître.

 

Parmi les auteurs ayant écrit pour le Trocadéro, il importe de citer Léopold Broka, Maurice Peclercs, Clément et Auguste Déom, Louis Lekeu, Henri Hurard, Joseph André, les frères Legrand, Jules et André, Nicolas Trokart, Théo Bauduin et Michel Duchatto, Isi Steinweg, D.D. Boverie, Réjac, Joseph Hannot, Camille Caganus, Albert Crahay, Théo Nullens, Paul Depas et Lambert Lemaire, qui offriront au Trocadéro plus de 25 revues et comédies musicales.

 

 

À l'époque de Lambert Lemaire

C’est en 1946 que Lambert Lemaire entre au Trocadéro et c'est en 1960 qu'il décide d'acheter le théâtre avec son épouse, Louise Mawet.

 

Avec Paul Depas, il écrira des opérettes et des revues qui feront le succès du théâtre. Il va signer pas moins  de soixante-cinq revues, qu’il créera seul ou le plus souvent en collaboration. Ceux qui ont connu Henriette Brenu et Jacques Ronvaux se souviennent encore de cet âge d’or.

 

Les spectacles et évènements vont se succéder à un rythme époustouflant dans ce théâtre à l'italienne mettant en valeur des revues particulièrement prisées. On y organisa aussi des spectacles de lutte gréco-romaine ou des tournois de boxes mais également des soirées wallonnes et des cabarets franco-wallons.

Le 24 juillet 1965, un nouvel incendie, accidentel cette fois, éclate, ravageant la scène du théâtre. Les travaux nécessaires sont immédiatement entrepris et la saison théâtrale peut débuter sans retard à la mi-septembre.

Le Trocadéro accueille les Comédiens Associés de Janine Robiane et Andrée Goffinet. Cette troupe constituée dès la disparition du Gymnase présente des comédies de boulevard. Le théâtre reçoit également les Comédiens Wallons.


Juliette Lemaire, la fille de Lambert Lemaire et de Louise Mawet,  aide son père à la bonne marche du théâtre avec son frère, Jacques.
Il n’est d’ailleurs pas rare de la voir à la caisse, mais aussi comme ouvreuse ou encore derrière le comptoir de la cafétéria lors des entractes. En 1966,  elle crée son propre atelier de couture. Lors des premières revues, tous les costumes étaient loués. Dorénavant tous seront dessinés et réalisés au sein même du Théâtre. Ils contribueront incontestablement à la féerie des spectacles du Trocadéro, toujours en parfaite harmonie avec les merveilleux décors brossés par Hubert Hone.

 

Parmi les nombreuses vedettes invitées dans les revues, retenons

notamment  Annie Fratellini, Annie Duparc, Marion, Anne-Marie David Lucienne Troka, Robert Cogoï, Stéphane Steeman, Johny White, Frédéric François, Didier Vincent, Jackie Myrhiam, Paul et Emile Sullon.

 

Depuis 1976,  Emile Sullon apporte son précieux et généreux concours aux revues par l'écriture de lyrics et de compositions nouvelles très réussis. Albert Bodden collaborant lui à l'écriture des sketches.

En 1980, à la mort de son père, Juliette Lemaire prend la direction du théâtre avec son frère. Leur duo sera de courte durée et Juliette reprend très vite seule les rênes de la bonbonnière liégeoise. Juliette sera également soutenue par son compagnon, Georges Spineux, son fils Michel Depas dit Lemaire  et surtout par son grand ami, celui qui fut comme un père pour elle dans sa vie au théâtre : Emile Sullon, revuiste, auteur, compositeur et chef d'orchestre bien connu du milieu du spectacle.

Par la suite Georges Spineux s'occupera, avec son ami Robert Ruwet de toute la partie sketches de revue. Michel Depas dit Lemaire, avec Jean-Marie Dzuba puis Jean-Claude Petitjean, se consacrera à la création musicale. Juliette Lemaire se réservant les costumes et décors.

Les spectacles de revues, les comédies et opérettes wallonnes se succèdent avec le même bonheur. Le théâtre évolue à un rythme endiablé. Il compte une équipe dynamique et très homogène avec Didier Vincent, Laurence Fox, Hervé Manuel, Pascal Stangr, Michel Lemaire, Georges Spineux  et Jean Radoux qui signe également quelques adaptations wallonnes très réussies.

Les revues sont le plus souvent dues à la plume d'Emile Sullon, de Robert Ruwet, de Michel Lemaire ou Georges Spineux. Tous ces comédiens font également partie de la  distribution des opérettes et comédies wallonnes avec Estelle Lemaire, Pierrot Habets, Albert Smets, André Louon, André Berly et d'autres comédiens talentueux de la région.

En 1991 est créée la société Troca SA, avec comme actionnaires Louise Mawet, Juliette Lemaire et Michel Depas.

On a donc d'une part la « s.a Troca », qui gère le bâtiment et d'autre part la « sprl Théâtre du Trocadéro »,  responsable de l'exploitation du lieu, de l'accueil des spectacles extérieurs et de la création des revues.

Les deux sociétés cohabitent et le loyer modeste  - on peut même dire fictif -  est compensé par la prise en charge de l'ensemble des frais de la société immobilière par la société locataire.

Quand Juliette Lemaire connaîtra des ennuis de santé, son fils Michel Depas dit Lemaire va gérer seul, pendant plus d'une saison, l'ensemble des activités du Théâtre.

Mais en 2005 Juliette Lemaire qui a recouvré une part de ses forces, va s’opposer à la gestion du Théâtre par la société immobilière (SA Troca). Elle va se présenter comme seule actionnaire de cette société et accorder un bail commercial de 27 années à la sprl Théatre du Trocadéro de Liège pour une somme de 300 €.

Ce bail impose en outre  à la société locataire de prendre en charge l'ensemble des frais et travaux dévolus habituellement au propriétaire.

Ce bail était lésionnaire puisque signé alors par Mme Lemaire seule pour la société locataire (sprl Théâtre du Trocadéro) et par un conseil d’administration fantôme désigné pour l'occasion par Juliette Lemaire sans en avertir son fils Michel Depas dit Lemaire, l’autre actionnaire de la société et représentant de la société propriétaire.

Rattrapée par la maladie, Juliette Lemaire prend ses dispositions en vue de sa succession. Elle désigne son petit-fils Jérôme Depas comme héritier et successeur pour la société locataire du  théâtre.  Mais elle s’octroie des pouvoirs plénipententiaires, quand elle cède la société propriétaire pour moitié à ses deux petits-enfants, Louise et Jérôme, faisant fi ainsi des droits de propriétés de son fils Michel.

En outre, elle stipule que la société d’exploitation du Théâtre devra être gérée par un homme de confiance afin d'éviter les erreurs de jeunesse de Jérôme Depas et aussi d’écarter Marion Deprez, mère de Jérôme, jugée peu capable. Ces dispositions dont le caractère illégal est patent seront par ailleurs invalidées par divers jugements.

Chorégraphe au Trocadéro pendant quelques années, Marion Deprez sera, dès 1980, éloignée de toute responsabilité par Juliette Lemaire qui ne voit en rien une possible collaboration avec elle.  Marion Deprez jouera épisodiquement sur d'autres scènes Liégeoises comme l'Arlequin.

Si Juliette Lemaire avait eu confiance en Marion Deprez, elle lui aurait confié directement les rênes du Théâtre et l’apprentissage de Jérôme en attendant la majorité de ce dernier. Ce n'était évidemment pas le cas !

Au décès de Juliette Lemaire, le 14 novembre 2006, Jérôme a 14 ans. Le théâtre vient de fêter son nonantième anniversaire !

C'est Claude Crickboom, chanteur connu sous le pseudonyme de « Didier Vincent » que Juliette Lemaire a choisi pour assurer la formation de Jérôme à la direction et l'intermittence en attendant le 20 juin 2015, date de l’anniversaire de Jérôme.

Un arrêt de la 14ème Chambre d'Appel de Liège daté du 27 février 2011 confirme - en des termes peu élogieux pour Juliette Lemaire - que Michel Depas est bien propriétaire à hauteur de 50 %  des actions de la société immobilière.

Lors de cette action judiciaire, Jérôme Depas accompagne la procédure contre son père et est, de ce fait, TOTALEMENT débouté de sa demande. Le bail peut être déclaré nul mais avant que l'action ne se termine, Jérôme Depas demande à son père de signer un pacte entre héritiers (Michel, Jérôme et Louise Depas) afin de stopper les procédures et régler la succession de Juliette Lemaire.

Le 1er novembre 2011, un accord est donc signé entre parties.
Jérôme revendique la totalité des actions de la société gestionnaire      '' Théâtre du Trocadéro de Liège ''. La société immobilière sera transformée en une société de type'' sprl'' et les actions réparties entre Michel Depas (256 actions) Jérôme Depas (156 actions) Louise Depas (126 actions). Jérôme Depas  devient dès lors, en même temps, locataire des lieux et propriétaire pour 1/4 de la société propriétaire des lieux.

Un bail commercial de 9 années est conclu. Il sera progressif : 3000 € pour l'année 2012, 4000 € pour l'année 2013 et 5000€ pour l'année 2015.

Forts de la  signature de cet accord, Jérome Depas et sa maman Marion Deprez s'accordent avec Didier Vincent-Crickboom afin que celui-ci quitte prématurément ses fonctions de gérant. Juliette Lemaire et ses dernières volontés sont déjà loin.

Jérôme Depas se présente dès lors dès juin 2012 comme Directeur Général du théâtre Trocadéro à Liège. Il a 20 ans.

Dès la reprise de la société, Jérôme  désigne sa maman Marion comme Directrice artistique. Elle qui a été si longtemps écartée et mésestimée assurera enfin la pérennisation de la revue. Malheureusement les premières revues écrites par le duo mère – fils ne remportent pas le succès escompté et l'activité des revues diminue aussi rapidement que leur prestige.

Dès ce moment Jérôme Depas est en retard de paiement : six mois de loyers… qui ne seront jamais honorés.....

Si la société locataire n'honore plus aucun loyer dès janvier 2014, elle se met malheureusement aussi à dos de nombreux autres créanciers : afficheurs, société de locations de matériel, Sabam,... Même le Télévie qui organisait chaque année sa pièce de Théâtre au Trocadéro se trouve grugé de ses recettes.

En juillet 2014 la société de Jérôme Depas est placée en PRJ (sorte de protection judiciaire). Une demande d'annulation du bail est lancée auprès du juge de paix, la société locataire ne payant plus ses dettes depuis janvier 2014.
De son côté, la société locataire demande l'annulation du bail signé entre parties prétextant que le loyer aurait dû toujours s’élever à 300 €, comme avant la rédaction du nouveau contrat que  Jérôme Depas déclare avoir signé sous la contrainte....

Le jugement du Tribunal de justice de paix du 4 décembre 2014 est clair. Le bail signé  est totalement légal et est le reflet d'un accord entre parties. Jérôme Depas est à nouveau débouté.

Jérôme Depas entame alors une série de déclarations fracassantes à la presse. Il affirme à tout-va que c'est le loyer et son augmentation foudroyante qui ont rendu impossible la gestion du théâtre et qui ont mis en difficulté la société locataire. Aux journaux, Jérôme ne parle pas des dettes ni des loyers non payés. Et il présente comme équitable un loyer de 300€ pour des lieux aussi prestigieux.

En janvier 2015 la société gérée par Jérôme et sa maman est mise en faillite. Les dettes accumulées atteignent des sommes abyssales notamment vis-à-vis de partenaires extérieurs comme le Télévie.
Les condamnations se suivent. D'autres actions sont encore en cours actuellement.

La société propriétaire des lieux propose au curateur de reprendre elle-même l'actif de la société en faillite.

La société propriétaire des lieux, la sprl TROCADERO-IMMO annonce dès maintenant la revue du 100 ème anniversaire RENAI..100..CE

Façade

Sur la façade, au niveau du premier étage, deux loggias en avant-corps sont soutenues par des sculptures. Elles représentent un homme, jambes croisées, soutenant les loggias sur son dos.
D’après la légende son nom serait Francis.
Nous aimons croire qu’il symbolise tous ceux qui, décennie après décennie, ont eu à cœur de donner vie à ce magnifique lieu de culture. Tous ceux qui ont porté ses projets et se sont arc-boutés lorsque soufflaient des vents contraires afin que toujours, en ses murs parés d’or et de rouge, résonne l’écho des rires, des sons et des mots qui offrent plaisir et beauté aux spectateurs venus les chercher.